Test fixations Fritschi Tecton 12

Photo Fritschi – Tecton 12 jaune

Raison de l’achat : la sécurité

Jusque là, j’avais des Dynafit St radical. La marque assure que maintenant « le débattement de 10mm permet de maintenir la stabilité de déclenchement même lorsque le ski est fortement fléchi ». En ce qui me concerne, je me suis blessé avec l’ancien modèle de ces fixations du fait de ce problème. Donc, j’évite les talonnières à fourchette qui se coincent contre la chaussure. C’est le motif d’achat des Tecton 12, elles ont une talonnière alpine.

Le poids

550 g seulement (l’unité), mais avec 70 g de stop ski, c’est donc en vérité 620 g à 650g. Par comparaison, la Dynafit St rotation 12 pèse 605 g, on a donc un poids acceptable de ces Tecton 12 pour la randonnée classique et parfait pour la freerando.

Au départ, j’ai enlevé les stop-ski pour gagner du poids sur les sorties à gros dénivelé, ce qui se fait facilement. On retire la talonnière du rail, on bascule le système de ressort qui tient le stop-ski et on le tire pour le déclipser. Avec une leash, on obtient une fix de rando pour 580 g environ. Après essai, j’ai remis le stop-ski, car, entre le poids et la facilité, j’ai finalement choisi la facilité.

Réglages

Le réglage en longueur se fait « avec moins d’un millimètre entre la chaussure et la butée » dit le constructeur. Pas de jeu à laisser. Le passage de la position ski à rando de la talonnière est vif et il vaut mieux la manipuler avec les gants pour protéger les doigts.

Attention, l’angle d’inclinaison (dit delta) entre la chaussure et le ski est faible. On est presque à plat. Par rapport aux habituelles fixations à pins type Dynafit qui ont un delta important la différence est importante et peut demander un réglage de la chaussure pour retrouver une position équilibrée sur le ski (sinon appui talon excessif).

Test en montée

En montée, comme toutes les fixations à pins, le mouvement est optimum. Dans les dévers accentués, la butée avant des Tecton, très rigide, fait merveille : ça ne vrille pas du tout sous le pied. Si le ski a une bonne rigidité latérale, l’ensemble ski-fix sera excellent, ce qui évitera le dérapage du ski aval dans les mauvaises traces et retardera le montage des couteaux à neige.

Test en descente

En descente, la fixation plaque bien la chaussure et on ne sent aucun jeu. La talonnière « plaque la semelle de la chaussure sur la plaque de base en liaison directe avec le ski, assurant un transfert direct des forces en permanence », dit le constructeur. Ce n’est pas une vantardise publicitaire, la chaussure est très bien tenue.

Fiabilité

Sur deux mois, on ne peut pas vraiment juger. Je rappelle qu’avec les Vipec, Fritschi a eu des déboires lors du lancement. Donc  : wait and see au fil des années.

Particularités

Lors du chaussage, la butée avant peut se déclencher trop rapidement (avant d’avoir eu le temps d’engager complètement la chaussure). Ce problème est lié à la neige qui se met sur le levier de déclenchement. Il faut enlever la neige et engager la chaussure précisément et franchement. En mauvaises conditions, ce n’est pas toujours facile.

En montée, le levier de la talonnière doit être dans la position voulue pour bloquer le stop-ski. Si le levier (noté L sur la photo) n’est pas totalement à l’équerre, il se débloque.

Ces fixations étant compactes et ajustées, il faut les manipuler avec précision.

L’angle delta est plat, alors qu’il est habituellement important sur les fixations de randonnées (4° à 5°). De la sorte, les skieur peut être exagérément en appui talon.