Mauvaises pratiques


Le maintien de l’équilibre écologique, qui nous permet de vivre dans des montagnes avec de la neige en hiver et des glaciers en altitude, implique des comportements responsables et non des absurdités destructrices.

Foule en montange

Kandahar : 50 000 personnes avec leurs véhicules, sans compter les hélicoptères.

Le tourisme de masse et le suréquipement transforment la montagne en aire de jeu surpeuplée.

L’enneigement artificiel, par hélicoptère, mais aussi par canons à neige, contribue au réchauffement.

Les pelleteuses sur le glacier du Pitztal, utilisées pour étendre le domaine skiable (ailleurs, ce sont les bulldozers pour remanier les pistes), crachent des particules fines et du CO2

Le ballet des ratracks la nuit a lieu à raison de 25 litres de fioul à l’heure. Combien de particules fines et de CO2 rejetés chaque nuit en montagne ?


Les mauvaises pratiques ont toujours la même cause : l’excès, le « toujours plus », et pour cela il faut une débauche technologique, du gigantisme ! Pourquoi veut-on toujours plus de tourisme, toujours plus d’équipements, toujours plus de « parcs de loisirs » (l’expression est celle de la Compagnie des Alpes). Je vous laisse deviner… En tous les cas, ce n’est pas pour préserver la neige et les glacier de nos montagnes.

Quelques centaines de skieurs qui randonnent dans un massif ne font pas de dégâts. Des dizaines de milliers de skieurs qui raclent de la neige à canon, et tout bascule : le paysage est ruiné, la quiétude finie, la faune chassée, les équilibres bouleversés. C’est pour cette masse qu’œuvrent les bulldozers, les ratracks, les canons à neige, les remontées géantes et que l’on construit des immeubles massifs et énergivores. La destruction de l’environnement naturel en montagne est lié au gigantisme et à la massification.

Ski à Ischgl

Le développement en montagne d’un tourisme de types ski-bar, boite de nuit et attractions, est lamentable. La Compagnie des Alpes considère qu’elle gère des « parcs de loisirs ». L’exemple type est la station de Ischgl en Autriche, mise en lumière comme épicentre de diffusion du Covid 19, qui draine une riche clientèle internationale qui vient pour les distractions nocturnes.